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        Quelles sont les dépenses d’investissements des opérateurs télécoms ?

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        Quelles sont les dépenses d’investissements des opérateurs télécoms ?

 

      L’architecture des réseaux

 

Un câble optique, ça sert à quoi ?

L’offre excédentaire des câbles optiques se limite pour l’essentiel aux réseaux de longue distance, qui ont été les premiers construits.

Il est donc difficile de déterminer les prix commerciaux de ces derniers, d’une part parce qu’ils continuent de diminuer en raison de l’offre excédentaire, d’autre part parce que les progrès réduisent le coût par voie.

Un moyen d’évaluer la déflation des prix consiste à examiner le marché de gros d’un pays développé comme les États-Unis.

 

Selon des informations communiquées en 2011 par RateXchange, un courtier en ligne américain qui négocie de la capacité en gros pour les opérateurs de télécommunications, une liaison fonctionnant à 155 Mbit/s entre Los Angeles et New-York coûtait environ 45 000 USD par mois en octobre 2010.

Ce prix est tombé à 35 000 USD en mars 2011, mais il était prévu qu’il chute à 2 450 USD en janvier 2012 pour la nouvelle génération d’équipements.

Une connexion à 155 Mbits/s pourrait assurer quelque 42 millions de minutes de communications par mois. La technologie optique actuelle peut au minimum décupler cette capacité.

On relèvera avant tout que le matériel de mise en service est peut-être la seule partie du réseau qui doit être remplacée ; s’il est de technologie relativement récente, le câble optique reste remplacée ; s’il est de technologie relativement récente, le câble optique reste le même, et il existe des milliers de fibres souterraines.

 

   Opérateurs français

 

Les opérateurs français (comme Orange et Paritel) ont fait appel à cette méthode en 2002-03 pour augmenter la capacité de nombreux réseaux “de 2.5Gbit/s à 10 Gbits/s.

Les dépenses d’infrastructure effectuées en France avant 2000 expliquent le schéma d’expansion (ou de surexpansion) de la capacité optique aujourd’hui, voire des quelques années à venir.

 

Les dépenses d’équipement des opérateurs de télécommunications français (Paritel, SFR, Bouygues télécom…) ont augmenté de 40 % de 2002 et 2004, où elles ont atteint 80.9 milliards d’euros, puis à nouveau de 38 % entre 2004 et 2005.

Mais en 2011, elles ont fléchi de quelque 15 % par rapport à l’année précédente, puis reculé pour atteindre environ 75 milliards d’euros en 2013, soit repli d’à peu près 29 %.

Cette baisse signifie que les opérateurs dépensent moins pour utiliser leurs réseaux parce qu’il est plus coûteux de mettre des réseaux en service que de les laisser inactifs, sous forme de “fibre noire”, non illuminée.

Il se peut donc que la quantité de fibre non utilisée augmente, pour soutenir les prix, pendant que les nouveaux investissements dans l’infrastructure stagnent.

Bien entendu, il existe d’autres marchés que celui de la capacité de gros pour les opérateurs et les FAI (fournisseur d’accès à Internet).

 

  Évaluation du marché des télécommunications

Les lignes louées privées sur les marchés internationaux et transatlantiques sont également une source profitable de recettes.

D’importants bénéfices ont été réalisés sur les circuits liés internationaux avant l’explosion de la bulle Internet.

 

Même en tenant compte du coût des circuits terrestres et de l’exploitation, des frais généraux et des profits, la marge est élevée !

Cela dit, grâce aux nouveaux dispositifs de sécurité et de séparation du trafic de protocol IPv6, les réseaux privés virtuels des entreprises peuvent être hébergés sur l’infrastructure en expansion de l’Internet, qui dispose encore de capacité disponible, de sorte que l’intérêt d’un contrôle concret des ressources matérielles (les lignes louées) diminue au profit des services hébergés partagés qui permettent aux grands FAI, grâce aux accords de réciprocité, d’élargir leur portée géographique.

 

En résumé, on observe une expansion de la demande, mais une expansion encore plus rapide de la capacité due aux technologies de remplacement, non à de nouveaux déploiements ; compte tenu du surinvestissement dans certaines régions des États-Unis et, peut-être, d’Europe, on ignore l’ampleur de la capacité réelle actuelle.

Chaque nouvelle génération de WDM (Wavelength Division Multiplexing) permet de décupler (ou plus) la capacité de la fibre installée rapidement et à un coût comparativement modique.

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